La tâche de professeur (II): retombées économiques

INVESTIR DANS L’UQAM PERMET DE STIMULER L’ÉCONOMIE QUÉBÉCOISE

Par Mario Houde, Catherine Jumarie, Sylvie Laliberté, Christian Messier, Yves Prairie, Denis Réale, Philip Spear, Tim Work, professeurs au Département des sciences biologiques de l’UQAM

Il est un aspect généralement sous-estimé de la contribution des professeurs universitaires au bien-être économique de la société québécoise: les impacts directs sur l’économie, à l’échelle locale, régionale et nationale, générés par les activités de recherche et de création des professeurs. Nous abordons ici les impacts de la recherche à la Faculté des sciences de l’UQAM.

L’économie stimulée par les subventions et contrats de recherche

Les professeurs de la Faculté des sciences se voient octroyer des subventions et contrats par des organismes internationaux, fédéraux, provinciaux ou privés pour la réalisation de projets de recherche. A titre d’exemple, en 2007 ce financement (individuel et de groupes structurés) a atteint près de 8,5 millions au Département des sciences biologiques. Le budget des activités de recherche au sein d’un département peut donc se comparer à celui d’une PME! À quoi ces fonds ont-ils servi?

Le financement d’étudiants

Des bourses ont été attribuées à des étudiants gradués à titre de soutien financier pendant leurs études de maîtrise ou de doctorat. Des étudiants de 1er cycle ont été engagés pendant l’été, ce qui leur a permis d’acquérir de l’expérience tout en recevant un salaire les aidant à payer leurs études. Des stagiaires postdoctoraux, chercheurs d’expérience, ont également bénéficié de bourses. Ce financement, tout en contribuant à la création de l’expertise indispensable à plusieurs volets du fonctionnement de la société, génère une activité économique directe.

La création d’emploi au sein de la communauté universitaire

La réalisation de projets d’envergure a entraîné l’ouverture de postes de techniciens, agents de recherche et agents administratifs. Les professeurs créent des emplois!

L’achat de fournitures, d’équipement et les frais de terrain

La réalisation de projets de recherche nécessite l’achat de diverses fournitures, tels par exemple des produits chimiques, celui d’équipement spécialisé souvent très coûteux, ou des dépenses de transport et de séjour pour les projets réalisés «sur le terrain». Nos subventions stimulent donc le commerce.

L’économie stimulée par la création de compagnies

A l’occasion, les résultats de recherche fondamentale ou appliquée entraînent la création de compagnies qui généreront, elles aussi, des emplois et des dépenses d’infrastructures, de fournitures et d’équipement. La recherche peut donc constituer un incubateur de compagnies technologiques.

L’économie stimulée par la tenue de congrès nationaux et internationaux

Les professeurs de l’UQAM sont très souvent les initiateurs et les principaux organisateurs de grands congrès nationaux et internationaux qui se tiennent à Montréal. Or, ces congrès entraînent des revenus substantiels pour Montréal et l’ensemble du Québec. D’ailleurs, chaque année, Tourisme Montréal souligne l’importance de ces activités pour stimuler l’économie régionale. Par exemple, un congrès international tenu en 2007 et ayant réuni 1 400 personnes a permis de générer des retombées économiques locales (industrie hôtelière, restauration, traiteurs, services techniques, personnel de gestion et de coordination, etc.) de plus de 2 millions. Au Département des sciences biologiques seulement, plus de cinq congrès de ce type ont été recensés dans les cinq dernières années. Nos recherches font venir des touristes à Montréal!

Investir dans les universités a donc un effet stimulateur direct sur l’économie.

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