À propos de la gouvernance des universités

Le projet de loi Courchesne sur la gouvernance des universités propose de donner une majorité aux membres externes sur les conseils d’administration des universités. L’opposition des professeurs, professeures et maîtres de langues à cette loi n’est pas purement idéologique; au contraire, on pourrait dire que c’est cette loi même qui est idéologique puisqu’elle vise à diriger les institutions d’enseignement comme des entreprises privées: dans cette perspective, les étudiants et étudiantes y sont considérés comme des «produits» et les cours donnés par les professeurs, comme des «charges» (voir le Plan de redressement proposé par la firme Price Waterhouse Coopers en 2008). L’idée selon laquelle les membres externes seraient plus compétents pour prendre des décisions sur les activités académiques est, en fait, aussi peu appropriée que d’affirmer qu’un chirurgien va mieux réparer une voiture qu’un mécanicien. De plus, la récente histoire de la Caisse de dépôt — ainsi que les nombreux cafouillages administratifs mis au jour ces dernières années au sein d’entreprises privées — montrent que les administrateurs privés peuvent se tromper et ce, avec de graves conséquences pour ceux et celles qui comptaient sur leur expertise. Ce n’est donc pas une assurance de qualité, loin de là. Pour plus d’information, nous vous invitons à consulter le projet de loi sur la gouvernance, ainsi que le dossier sur la gouvernance des universités sur le site du SPUQ.


La symphonie inachevée de Franz Schubert à l’ère de la gouvernance des Universités

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