Allons chercher des appuis externes

Dans la foulée des débats sur les actions à entreprendre pour débloquer les négociations avec l’administration, nous avons collectivement laissé de côté l’un des aspects les plus originaux et les plus porteurs de l’identité de notre université, à savoir son rapport privilégié avec les « collectivités ». En effet, cette caractéristique fait la force de la réputation et de la pratique pédagogique et scientifique de l’UQAM, et la conjoncture actuelle est tout à fait propice à la (re)mettre en valeur. C’est dans ce but que nous demandons à chacune et à chacun d’entre vous qui entretenez des liens de collaboration avec une organisation, mouvement ou entreprise de la collectivité extérieure à l’UQAM, que ce soit à titre professionnel, militant ou personnel, de contacter les responsables de l’entité partenaire pour leur faire part de la décision du SPUQ d’engager une grève, et des raisons de cette décision. Il nous semble particulièrement important de souligner auprès des collectivités externes la gravité potentielle des incidences d’un éventuel refus de la part de l’administration à assurer la parité avec les autres universités québécoises, car ces incidences seront tangibles aussi chez nos contreparties de la collectivité montréalaise. Ceci se fera sentir, notamment, sur le plan de la qualité de la formation et l’accès à celle-ci, et par une détérioration des conditions et de la qualité de la recherche menée par les professeures et les professeurs, y compris la recherche réalisée en lien avec les partenaires externes.

Nous vous demandons de proposer à vos partenaires une ou plusieurs actions d’appui à notre grève qui, si elles sont suffisamment nombreuses, mettront une pression supplémentaire sur l’administration qui aidera à mettre rapidement fin à cette grève et ainsi à minimiser les préjudices pour nous tous. Les actions proposées sont au nombre de trois :

1. Inviter les organismes partenaires à participer à nos activités, manifestations et piquets, s’ils le désirent en apportant leurs propres pancartes et banderoles
2. Inviter les organismes partenaires à envoyer une lettre au recteur Corbo lui demandant de ne pas miner davantage l’avenir de l’UQAM et de régler, par conséquent, cette grève dans les plus brefs délais
3. Proposer aux organismes partenaires qui devaient tenir des activités publiques en collaboration avec des professeurs à l’UQAM d’écrire au recteur Corbo, avec copie conforme au SPUQ, pour lui signifier qu’ils annulent ces activités tant que la grève ne sera pas réglée.

Bien sûr, d’autres suggestions d’activités et d’appuis sont bienvenues. Vous trouverez ci-dessous une lettre-type qui pourrait être proposée aux partenaires qui acceptent d’envoyer un message au recteur.

En solidarité,
Comité des appuis externes

*

M. Claude Corbo,
Recteur,
UQAM.

Monsieur le Recteur,

En tant que partenaire de la collectivité desservie par l’UQAM, nous tenons à vous exprimer notre profonde préoccupation devant la lenteur de votre administration à engager activement les négociations avec le corps des professeurs représenté par le SPUQ. Depuis ses débuts, l’UQAM s’est distinguée des autres universités de par l’importance accordée aux liens de collaboration active avec les composantes des collectivités externes, et cette collaboration passe notamment par l’implication des professeures et des professeurs dans des activités organisées pour et avec nous.

Nous considérons qu’il est essentiel de maintenir et de développer ces liens : dans ce but, nous vous demandons de procéder sans délai à régler cette grève par le dépôt d’une offre patronale convenable aux membres du SPUQ.

Dans les conditions actuelles de conflit de travail à l’UQAM, cependant, nous nous voyons obligés à suspendre toute activité de collaboration avec votre université et ceci pour la durée de ce conflit.

Nous espérons sincèrement que vous ferez le nécessaire pour négocier de bonne foi, de façon à ce que cette situation ne mine pas davantage la crédibilité publique de l’UQAM et de ses liens avec les collectivités externes.

cc : Michelle Courchesne, ministre de l’Éducation, des loisirs et des sports
Michèle Névert, présidente du SPUQ

 

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