Résultats de l’Assemblée générale du 24 avril

Réunis en assemblée générale le 24 avril 2009, les professeures et professeurs ont adopté à 91% une résolution visant à accepter le projet de convention collective et le protocole de retour au travail soumis par la partie patronale au cours de la nuit du 23-24 avril.

Ce projet prévoit l’embauche de 145 nouvelles, nouveaux professeurs entre les années 2009 et 2013-2014; ne sont pas inclus (et doivent donc être calculés en sus) dans ce nombre les professeures, professeurs titulaires de chaires de recherche et les remplacements de professeurs partis à la retraite.

L’échelle salariale proposée par le projet d’entente prévoit un rattrapage salarial de 11% ainsi qu’un montant forfaitaire de 3% pour l’année 2008-2009, amenant ainsi la rémunération des professeurs de l’UQAM au niveau de celle des professeurs de l’Université du Québec à Trois-Rivières d’ici 2012.

Les professeures et professeurs ont également obtenu que les congés sabbatique soient financés de façon équivalente aux congés de même type dans les autres universités, soit à raison de 90% du salaire annuel (la dernière convention établissait la rémunération de congé sabbatique à 80% du salaire annuel, le plus faible taux au Québec).

Enfin, l’entente prévoit la création d’un fonds étudiant. Les professeures et professeurs pourront ainsi transformer un cours en réserve (charge de cours additionnelle en sus de la tâche normale d’enseignement) en bourses étudiantes.

Au cours de la même assemblée, les maîtres de langue ont adopté à 66% une proposition visant à accepter le projet de convention collective et le protocole de retour au travail soumis par la partie patronale. Ce dernier prévoit les mêmes conditions salariales que celles des professeurs et une nouvelle embauche.

Les maîtres de langue sont confrontés à des enjeux de reconnaissance importants au niveau institutionnel: ainsi leur bataille pour l’embauche de nouvelles, nouveaux maîtres de langue n’est pas terminée, pas plus que la lutte pour la reconnaissance de leur véritable tâche. En assemblée générale, les professeures et professeurs ont exprimé leur volonté unanime de continuer à appuyer les maîtres de langue dans leur lutte pour un traitement équitable.

Le protocole de retour au travail adopté lors de l’assemblée prévoit que le retour au travail et la reprise des cours se fera le lundi matin 27 avril. Les modalités de reprise des cours et de réouverture des ententes d’évaluation seront déterminées par la Commission des études de l’UQAM.

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Au cours des prochains jours, nous assurerons la collection et la transition du contenu de ce site vers le SPUQ. Les nombreuses contributions (textes sur les enjeux, lettres ouvertes, photos, etc.) que vous nous avez envoyées ne seront pas perdues! Nous vous reviendrons bientôt avec plus de détails et le mot de la fin.

Le comité d’information interne

Horaire du vendredi 24 avril

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VENDREDI 24 AVRIL

*** Changement d’heure:

Assemblée générale À 13H00

au Théâtre Saint-Denis 2, 1594, rue Saint-Denis

*Le dîner se tiendra à l’extérieur devant le pavillon Athanase David à 12h00, avant l’assemblée.

Résultats de l’Assemblée générale du 22 avril 2009

Aujourd’hui 22 avril, en Assemblée générale, les membres du SPUQ ont adopté à majorité (98%) une proposition visant à accepter sous réserve le projet d’entente soumis par la partie patronale. Par conséquent, d’autres réunions de négociation devraient se tenir au cours de la prochaine journée en vue de parvenir à une entente finale.

Les maîtres de langue continuent aussi de négocier en vue d’obtenir une entente au cours des prochains jours.

Les membres du SPUQ ont par ailleurs, lors de cette assemblée, rejeté à l’unanimité le protocole de retour au travail qui leur avait été soumis par la partie patronale.

La prochaine assemblée générale est prévue ce vendredi 24 avril.

La grève à l’UQAM. La communauté retrouvée

Si une grève syndicale est une voie de contestation et de revendication, il n’en reste pas moins qu’elle construit un espace symbolique qui renforce les liens dans la communauté et accroît la puissance d’agir de chacun de ses membres. La grève devient parfois une alternative à une forme de vie qui s’impose. Des exemples aussi célèbres que les grèves d’Asbestos de 1949 et des réalisateurs de Radio-Canada de 1958-1959 nous viennent évidemment à l’esprit.

La confiance préalable

L’expérience de la grève exige une confiance préalable: une confiance fondée sur soi et dans le monde; une confiance dans l’avenir que rendent possible les valeurs auxquelles croient les profs qui débrayent. Or, comment savoir ce que sera l’avenir? La grève n’est pas sans risques, puisque cet avenir reste grandement indéterminé (surgissement dans l’actualité d’événements naturels, sociaux et politiques, essoufflement du mouvement, loi spéciale, etc.). Mais parce qu’elles sont partagées, les valeurs auxquelles nous croyons évoquent et convoquent des possibles qui dépassent les limites du réel.

C’est dans le partage de ces valeurs que l’action devient possible. Cette dernière prend son sens dans l’augmentation des puissances individuelles d’agir. Et c’est la raison pour laquelle, avant tout règlement (au moment de la signature d’une nouvelle convention collective), il y a une première convention qui nous réunit, celle par laquelle se forme la communauté d’interprétation et d’action capable de transformer le réel – d’abord autour de soi, puis très vite à l’échelle de l’université, et bientôt à la grandeur de toute la société. Mais quelles sont ces valeurs auxquelles nous croyons? Quelles sont celles auxquelles nous faisons confiance et qui augmentent notre puissance d’agir? La première s’énonce dans ces termes: ce ne sont pas les individus qui sont premiers, mais les rapports qui les réunissent. La grève rappelle que pour changer les choses, s’inventer une nouvelle vie, il faut agir à plusieurs. Comme le disait notre collègue de science politique, Mark-David Mandel, «pour être autonome individuellement, il faut d’abord que nous soyons une force collective». Les autres valeurs se regroupent autour de la mission à l’origine de notre université: démocratisation et ouverture.

La ligne de piquetage

L’écharpe orange est rapidement devenue le signe distinctif et d’appartenance qui symbolise le mouvement de revendication. Plus encore, il y eut et il y a toujours, malgré l’injonction qui en limite la portée, le rôle de la ligne de piquetage. Sur les lignes de piquetage, on remarque d’abord que la pensée et son expression publique s’avèrent d’authentiques exercices de liberté. Lieu unique où l’autonomie individuelle n’est plus garante de la pensée, mais simple condition de l’expérimentation. La ligne de piquetage circonscrit l’espace à l’intérieur duquel l’université s’active et les profs accomplissent leurs tâches. Depuis l’injonction, c’est à l’extérieur de cette ligne que l’UQAM est pensée, qu’un retour critique sur elle devient possible.

Certes, la ligne est (ou devrait être) un lieu difficile de passage, mais il est aussi celui des rencontres, des échanges, de la négociation et de la communication («tu n’as pas le droit de m’empêcher d’aller à mon cours»; «grâce à votre appui, nous pourrons régler rapidement»). C’est dans la rencontre que les identités se refont. Non plus: «moi prof» et «toi étudiant», mais «nous l’UQAM». La ligne devient le lieu d’expérimentation des limites, où profs et étudiants ne sont plus là pour les cours, mais pour revoir/rappeler la mission de l’université. À partir de l’injonction, le cercle s’est élargi, la communauté est sortie de ses gonds.

Que de lieux, autrement oubliés et instrumentalisés, deviennent symboliques pour l’ensemble de la communauté. L’UQAM retrouvée devient le cœur du nouvel espace public où s’expriment tour à tour la colère, l’espoir et la détermination. Un espace qui ne se limite plus aux murs de l’institution. Les portes de l’établissement, le square Berri, la place Pasteur, le clocher, la rue, le théâtre Saint-Denis, les cafés et les restos du quartier, de même que le Web, tous ces espaces prennent des proportions énormes où résonnent les paroles et le cri strident des sifflets et le vacarme des trompettes.

Un nouvel espace public

Sous l’apparence du désordre institutionnel, la grève des professeurs à l’UQAM s’inscrit dans une formidable organisation qui s’invente chaque jour et s’inscrit dans un nouvel espace symbolique.  Le moment de la grève a été fixé en fonction du calendrier universitaire et d’un scenario optimiste sur les chances de voir progresser les négociations avec la direction de l’université pour ne pas compromettre le semestre d’hiver. Le tempo de la grève a été rythmé par les grandes séquences de la reconduction de la grève: un premier prolongement pour obtenir une offre patronale, un deuxième pour rejeter l’offre prétendument finale, une troisième pour mettre de la pression sur la direction et passer enfin au plan politique.

Que les profs n’enseignent pas pendant la grève, ne les empêche pas – loin s’en faut – d’investir plus que jamais dans les services à la collectivité. Du reste, c’est là une des dimensions spécifiques à notre université. Chaque jour de grève a été marqué en effet par de multiples activités collectives se déroulant de 8 h à 18 h. Des règles et des codes se sont rapidement mis en place et les membres de la communauté universitaire ont vite fait de les apprendre et de les respecter: les heures et les endroits de piquetage, le port de l’écharpe orange comme signe d’appartenance symbolique au groupe, les promenades bruyantes avec les sifflets et les trompettes, les rassemblements et les «virées syndicales».

Chaque membre de la communauté a développé et adapté un engagement qui rend cohérentes l’action collective et les interactions avec «l’autre partie». Par les gestes, les paroles et les actes, les membres de la communauté ont adopté un comportement de grève qui est un comportement d’occasion, dont la fonction principale est de signifier au patronat l’engagement collectif dans la lutte. Si tous les participants ont manifesté leur engagement dans la grève, tout un répertoire de rôles a été initié et endossé par les membres, en fonction de leur propre inspiration et de leurs compétences dans une telle situation. Ce répertoire varie selon qu’on joue le rôle d’organisateur syndical, de responsable d’un comité, de président d’assemblée, de négociateur, d’interlocuteur, de conférencier, de modérateur ou tout simplement de participant avisé.

La mobilisation générale s’est faite autour de mots d’ordre tels que «la refondation de l’UQAM», «le retour à la mission critique de l’université». Le sous-financement chronique de l’université a été un élément rassembleur pour l’ensemble de la communauté. La grève des professeurs et professeurs de l’UQAM a été l’occasion d’évoquer les grands moments de l’histoire de cette université.

La tradition et la mission de l’UQAM renforcées

Les professeurs sont sortis de leur «enclave départementale», dans laquelle se déroule habituellement leur vie professionnelle quotidienne, pour se côtoyer et vivre ensemble cette grève. La grève est rapidement devenue un lieu véritable d’intégration à la communauté, un lien d’appartenance et d’inscription dans une tradition, un recentrement sur sa mission. Cette mission de l’UQAM est celle que les fondateurs ont donné à leur université, il y a quarante ans, dans un contexte de Révolution tranquille et de réforme des institutions. Une mission qui reste celle de la démocratisation des études supérieures et de l’ouverture aux changements sociaux.

Cette grève régénère l’institution, qui gagne davantage en popularité au sein de la communauté des membres et dans la cité. La grève assure ainsi la pérennité et la consolidation d’un important sentiment d’appartenance à une université unique dans son genre. Par là même, la grève régénère la profession. L’appartenance professionnelle n’est-elle pas une condition de survie sociale, capable de protéger la vie des membres et de perpétuer les valeurs propre au groupe ? La grève en cours prodigue justement à ses membres ce sentiment de reconnaissance qui faisait défaut dans les circonstances de marchandisation du savoir et de «réingénierie de l’État», d’autant plus que l’institution est menacée.

L’UQAM, c’est nous

On sait que depuis plusieurs années, on s’inquiète des pressions faites sur les universités: prééminence de la recherche en groupe au détriment de la recherche individuelle, rapprochements risqués avec le secteur privé, valorisation accrue de la recherche orientée et obsédée par les retombées économiques. À cet égard, la grève a été dès le départ et continue d’être l’occasion de se poser ces questions et de mesurer l’urgence d’y répondre. Elle permet de répondre collectivement et de lutter concrètement contre l’angoisse que provoque l’exercice de notre profession dans le contexte de réduction du monde à sa seule dimension économique.

L’UQAM, c’est nous dit le slogan. Cet emblème pour la grève s’est avéré une opération symbolique de taille, puisque c’est l’ensemble de la communauté uqamienne – profs, chargés de cours, étudiants et personnel de soutien  – qui s’y retrouve. L’expression renvoie aux rêves de solidarité et d’unité autour desquels s’est construite l’UQAM. S’identifier collectivement à un tel slogan constitue à lui seul un geste fédérateur et sympathisant de relance. Qu’il se rattache à un enjeu stratégique ou à une vision métaphorique, ce geste répond à une attente collective.

Si la fonction principale de la grève est de faire avancer une cause, elle ressemble aussi à un double rituel de renforcement du lien social et de convivialité. Pour le dire autrement, la grève favorise une synergie collective et l’émergence d’une communauté émotionnelle (au sens du partage des affects) faite de proximité et de solidarité. Les échanges de type convivial revêtent dans ce contexte un caractère plutôt informel, mais le sentiment de communion d’ordre tribal n’engendre pas moins une forme d’harmonie intergénérationnelle. La puissance du lien social qui intègre et impose ses normes à la communauté professionnelle en question se voit renforcée par cet état de communion, dont le rôle principal est d’entretenir la synergie et le vitalisme collectif, si essentiel en période de crise et d’angoisse collective.

Charles Perraton et Gina Stoiciu
Professeurs au département de communication sociale et publique

Lettre à la ministre de la Justice, députée de Notre-Dame-de-Grâce

Notre-Dame -de-Grâce
19 avril 2009

L’honorable Kathleen Weil
Députée de Notre-Dame-de-Grâce
Ministre de la Justice,
Comité ministériel du développement social, éducatif et culturel

Objet : situation de crise à l’Université du Québec à Montréal (UQAM)

Madame la ministre,

Nous vous écrivons en tant que citoyennes, citoyens de votre circonscription et professeures, professeurs à l’UQAM. Nous sommes extrêmement préoccupés par la crise dans laquelle est plongée notre université. Nous vous demandons de faire entendre notre voix au sein du caucus du Parti Libéral et du Conseil des ministres.

Comme vous le savez, les professeurs de l’UQAM sont en grève depuis bientôt sept semaines. Pourquoi la grève? Nous sommes en grève pour que la direction de l’UQAM négocie de bonne foi le renouvellement de notre convention collective échue depuis mai 2007. Deux revendications se détachent: la nécessaire embauche de plusieurs centaines de professeurs et l’équité salariale avec les autres universités québécoises afin d’avoir la capacité d’attirer de nouveaux talents. Ces deux revendications concernent directement la capacité de l’UQAM de mener à bien sa mission et son développement à venir au sein de la communauté francophone de Montréal.

On le sait, le problème de fond est le sous-financement chronique de notre université. En effet, les règles de financement des universités québécoises défavorisent systématiquement une institution comme l’UQAM, une université publique, francophone, populaire, et laïque. Ce sous-financement, reconnu dans le Rapport du comité d’experts indépendants (rapport Gendreau), a notamment eu pour conséquence un déficit de près du tiers de son corps professoral, qui est actuellement d’environ mille professeur-e-s et maîtres de langue pour une population de plus de 40 000 étudiants. Nous croyons que dans une période de crise, c’est une sage décision que d’investir dans le savoir, par la création d’emploi en enseignement supérieur et en recherche.

Le désastre de l’îlot Voyageur, auquel il faut encore trouver une véritable solution puisque l’UQAM a toujours besoin d’espace et que le Centre-ville n’a pas besoin d’un immeuble déserté, n’est en fait qu’un des symptômes du problème de sous-financement chronique. La communauté universitaire ne devrait pas porter l’odieux des dépassements budgétaires des dernières années, d’autant plus que les professeurs et les étudiants se sont toujours opposés publiquement à ces projets qu’ils jugeaient inappropriés.

En dépit de ce désavantage structurel, l’UQAM depuis plus de 40 ans rayonne sur les plans de l’enseignement, de la recherche et du service aux collectivités. Elle a formé plus de 250 000 diplômés, et fait la preuve de son excellence à chaque année. Elle a contribué de manière originale et dynamique au développement social et économique de son milieu, et ses professeurs jouissent d’une reconnaissance internationale. Son avenir est menacé, et il faut réagir.

Nous réitérons notre demande de vous rencontrer en personne pour discuter de manière plus approfondie de la crise de l’UQAM et des solutions à y apporter. Pourquoi nous adresser à vous? Parce que le gouvernement est de facto impliqué directement dans la négociation par la présence de Monsieur Gilles Charland qui a été affecté à la négociation par le gouvernement. Parce que votre ministère est responsable du rayonnement international du Québec. Parce que vous êtes un membre actif du Comité ministériel de la prospérité économique et du développement durable. Parce que l’UQAM doit continuer à contribuer au développement économique, social et culturel de la métropole, et parce que vous pouvez avoir une influence sur la position que prendra le gouvernement du Québec dans les jours qui viennent. Vous êtes notre députée et nous sollicitons votre appui afin de débloquer les fonds nécessaires à la conclusion d’un règlement négocié  en faveur de notre institution et de sa mission qui sert l’ensemble de la société québécoise.

Julián Durazo Herrmann, professeur, Département de science politique
Pierre Bosset, professeur, Département de sciences juridiques
Alain-G. Gagnon, professeur, Département de science politique et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes
Monique Régimbald-Zeiber, professeure, Département d’arts visuels et médiatiques
Carolle Simard, professeure, Département de science politique
Mark-David Mandel, rofesseur, Département de science politique
Michèle Charpentier, professeure, École de travail social, directrice scientifique de l’Équipe VIES, Centre de recherche et d’expertise en gérontologie sociale
Ruth Murbach, professeure, Département des sciences juridiques
Diana Averill, professeure, Département de sciences biologiques
Louisette Émirkanian, professeure, Département de linguistique et de didactique des langues
Lorne Bouchard, professeur, Département d’informatique
Irène Krymko-Bleton, professeure, Département de psychologie
Bernard Schiele, professeur, École des médias

Les débats d’aujourd’hui à l’Assemblée nationale

Pour suivre en direct (vidéo ou audio), dès 9h30, les débats d’aujourd’hui de la Commission de l’Éducation: http://www.assnat.qc.ca/fra/travaux/Debats/av-an.shtml.

Quelques centaines de nos grévistes sont à Québec pour assister aux débats, faire pression sur le gouvernement et obtenir l’appui des partis d’opposition à la cause de l’UQAM.

Horaire du mardi 21 avril

Pour consulter l’horaire du mardi 21 avril, cliquez sur le mot «Horaire» ci-haut, juste au dessus du foulard orange.